
Lorsqu’on parle d’efficacité ou de durabilité dans un laboratoire, on pense rarement aux sorbonnes (hottes chimiques). Pourtant, ce sont elles qui consomment souvent le plus d’énergie, qui conditionnent la sécurité de milliers de manipulations par an… et qui sont parmi les équipements les plus mal utilisés au quotidien. En tant qu’installateur, Atis Technologie observe sur le terrain des erreurs récurrentes qui coûtent cher — en énergie, en maintenance, en sécurité, et parfois en matériel.
Comprendre comment une sorbonne fonctionne, ce qui dégrade ses performances et comment optimiser son usage est devenu un enjeu technique majeur pour les laboratoires.
Pourquoi les sorbonnes consomment autant d’énergie ?
Une sorbonne traditionnelle peut consommer autant qu’une maison entière. La raison est simple : elle aspire de l’air du laboratoire, le rejette à l’extérieur, et oblige tout le bâtiment à chauffer ou climatiser l’air neuf compensé.
Quelques chiffres parlants :
- Une sorbonne à débit constant peut représenter 30 à 50 % de la consommation énergétique du laboratoire.
- Une hauteur de vitre ouverte de 10–15 cm de trop peut doubler la consommation d’air extrait.
- Les hottes anciennes, non entretenues ou mal utilisées, peuvent perdre jusqu’à 40 % de leur efficacité.
C’est l’un des rares équipements où un simple geste utilisateur peut faire varier les coûts d’exploitation de plusieurs milliers d’euros par an.
Les erreurs d’utilisation les plus fréquentes
Sur le terrain, Atis Technologie constate des comportements récurrents dans la majorité des laboratoires :
1. La vitre de la sorbonne laissée ouverte en permanence
C’est l’erreur la plus courante. Une vitre ouverte trop haut c’est un débit d’air trop élevé,une surconsommation gigantesque et donc une sécurité réduite.
2. Trop de matériel stocké dans la hotte
Flacons, boîtes, appareils électriques, cartons… Encombrer la sorbonne perturbe les flux d’air, crée des zones mortes et peut faire “rentrer” les vapeurs dans la pièce.
3. Un entretien insuffisant
Filtres saturés, ventilateurs encrassés, vérifications annuelles retardées : une sorbonne mal entretenue perd rapidement en performance et devient plus bruyante, plus énergivore et moins sécurisée.
4. Des sorbonnes utilisées pour des usages inadaptés
Certaines manipulations nécessitent des hottes spécifiques (PCR, ventilées, filtrantes…). Un mauvais choix initial conduit ensuite à des remplacements prématurés.
Ce qu’Atis Technologie recommande pour améliorer immédiatement les performances
Former les utilisateurs
Un rappel simple : « Baissez la vitre quand vous n’êtes pas devant. » Parfois, la meilleure optimisation ne coûte rien.
Vérifier l’installation et le débit réel
Un audit rapide permet d’identifier :
- vitrages défectueux,
- ventilations mal réglées,
- conduits sous-dimensionnés,
- pertes de charge inutiles.
Moderniser quand c’est pertinent
Les sorbonnes à débit variable (VAV) réduisent considérablement la consommation en adaptant l’extraction à la hauteur de vitre. Une modernisation ciblée peut réduire de 40 à 60 % les dépenses énergétiques annuelles.
Choisir le bon matériel dès le départ
Installer une sorbonne adaptée au besoin réel évite les remplacements anticipés — et réduit l’empreinte environnementale globale du laboratoire.
Et où intervient RecycLab dans tout ça ?
Quand une sorbonne est remplacée trop tôt, c’est un équipement lourd et coûteux qui part en déchetterie alors qu’il pourrait encore servir ailleurs.
Grâce à RecycLab :
- une sorbonne en fin d’usage dans un laboratoire peut devenir une solution pour un autre ;
- du mobilier technique retiré (armoires, paillasses, supports) peut être réemployé plutôt que jeté ;
- les laboratoires évitent à la fois le gaspillage et les coûts de gestion des déchets.
Atis voit chaque année des hottes, armoires ventilées ou mobiliers encore fonctionnels partir à la benne faute d’alternative.
RecycLab est justement là pour créer cette alternative.
Conclusion
La sorbonne est l’un des équipements les plus critiques du laboratoire : elle protège, ventile, consomme, alerte.
Mieux l’utiliser et mieux la maintenir permet à la fois :
- d’améliorer la sécurité,
- de réduire les consommations,
- de prolonger sa durée de vie,
- et d’éviter des remplacements prématurés.
Un geste utilisateur, une installation correcte, une maintenance régulière et une solution de réemploi : ce sont les quatre piliers d’une gestion responsable des sorbonnes.
Et surtout, cela montre une chose simple : la durabilité en laboratoire n’est pas un concept. C’est une somme de décisions techniques quotidiennes.
