
Les responsables de laboratoire jonglent avec de nombreuses contraintes : gérer des équipes, planifier des projets, suivre les budgets et respecter des obligations réglementaires. Parmi ces obligations figure le contrôle et la maintenance des installations de ventilation et de confinement. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) rappelle que ces contrôles sont imposés par la réglementation et s’ajoutent à un quotidien déjà chargé.
Une dérive invisible mais coûteuse
Au fil du temps, les réseaux de ventilation se dérèglent : filtres encrassés, volets mal réglés, ajustements opérés lors de travaux ou de modifications de volumes. Ces « dérives aérauliques » passent souvent inaperçues jusqu’à ce qu’elles se traduisent par une baisse de performance ou une augmentation des coûts. Les laboratoires sont pourtant déjà des environnements très énergivores : ils présentent un bilan énergétique et carbone cinq à dix fois supérieur à celui d’un bureau de taille comparable, essentiellement à cause du volume d’air extérieur nécessaire pour maintenir des conditions sûres. La ventilation représente à elle seule près de 44 % de cette consommation. Si le système fournit plus d’air que prévu, l’énergie dépensée est perdue ; s’il en fournit moins, la qualité d’air et la sécurité se dégradent
Transformez une contrainte réglementaire en appui
Face à ces dérives, les contrôles réguliers ne sont pas un simple passage obligé. Ils constituent un moment clé pour vérifier que les réglages restent cohérents et pour effectuer les ajustements nécessaires. ATIS constate que la plupart des installations fonctionnent correctement mais qu’un paramètre a évolué avec le temps. De petits réglages suffisent souvent à éviter des dérives énergétiques ou des interventions lourdes. Les contrôles deviennent ainsi un outil de visibilité qui sécurise les décisions des responsables et confirme que l’installation reste performante. Avec un programme de maintenance régulier, ces contrôles se transforment même en simple validation du travail réalisé
Notre approche intégrée
Pour accompagner les responsables de laboratoire, nous proposons une démarche globale : audit des débits et des pressions, équilibrage des réseaux, maintenance des sorbonnes, hottes et postes de sécurité microbiologique (PSM) et assistance dans les démarches réglementaires. Cette approche permet d’identifier rapidement les dérives aérauliques et de les corriger avant qu’elles ne deviennent critiques. En intégrant l’aéraulique dès la conception et l’aménagement des laboratoires, nos équipes réduisent le nombre d’interlocuteurs et facilitent l’exploitation au quotidien. La régularité des interventions garantit que les contrôles réglementaires deviennent une formalité et offre aux managers une vision claire de l’état réel de leurs installations.
Des bénéfices tangibles
Maîtriser les flux aérauliques améliore la sécurité des opérateurs, prolonge la durée de vie des équipements et optimise la performance énergétique. Dans un contexte où l’empreinte énergétique des laboratoires est fortement influencée par la ventilation, chaque ajustement correct permet de réduire les consommations et d’aligner l’exploitation avec les objectifs de développement durable. En transformant une obligation réglementaire en levier d’amélioration continue, nous aidons les responsables de laboratoire à concilier conformité, performance et durabilité.
Conclusion
La dérive aéraulique est un phénomène discret mais fréquent. En la détectant et en y apportant des corrections ciblées, les responsables transforment une contrainte réglementaire en un appui à la performance. Avec un partenaire spécialisé comme notre équipe, ils bénéficient d’une vision globale, d’un accompagnement technique et d’une meilleure maîtrise de leurs installations. Ce sont autant d’atouts pour maintenir des environnements sûrs, performants et prêts à évoluer avec les besoins des équipes.
Source : https://www.labmanager.com/improving-lab-ventilation-system-efficiency-1206
