
Les laboratoires changent vite : nouveaux protocoles, nouveaux appareils, nouvelles équipes. Pourtant, leurs installations restent souvent figées, pensées pour un usage unique et difficilement adaptables. Résultat : il faut réaménager, déplacer, improviser et parfois jeter du matériel qui fonctionne encore simplement parce qu’il n’est plus à la bonne place.
La modularité apparaît aujourd’hui comme l’une des réponses les plus pertinentes à cette réalité.
Et contrairement à une idée reçue, ce ne sont plus seulement les installateurs qui en parlent : des laboratoires eux-mêmes revendiquent désormais des espaces évolutifs.
Le NHS au Royaume-Uni : la modularité pour absorber les évolutions
Dans plusieurs projets de laboratoires hospitaliers au Royaume-Uni, des NHS Trusts ont adopté des espaces dotés de modular casework (paillasses et rangements reconfigurables).
Objectif : pouvoir changer l’organisation sans interrompre les activités critiques.
L’approche modulaire leur permet :
- de reconfigurer les zones de travail selon les nouveaux besoins
- de déplacer des modules plutôt que de reconstruire
- de prolonger la durée de vie du mobilier initial
- d’adapter l’espace à des équipes mouvantes
Cet exemple montre que la modularité n’est pas un concept théorique : elle fonctionne réellement dans des environnements exigeants, sous contrainte de continuité de service.
Laboratoires R&D utilisant des modules réarrangeables
Dans certains laboratoires de R&D (notamment en chimie et biotechnologie), les équipes utilisent des éléments modulaires qui peuvent être déplacés ou réorganisés en fonction des projets.
L’objectif est clair : réduire les temps morts et éviter des travaux lourds à chaque changement.
Avantages reconnus par les équipes :
- l’espace s’adapte au projet, pas l’inverse ;
- moins de mobilier mis hors service ;
- les modifications techniques deviennent plus rapides ;
- la durée de vie du matériel augmente car il n’est plus “jeté par défaut”.
Ces laboratoires montrent que la modularité allie la performance et la durabilité.
Pourquoi cette tendance concerne aussi les installations techniques
Lors des projets que nous observons sur le terrain, les points suivants reviennent souvent :
- Un laboratoire figé vieillit mal.
- Un laboratoire évolutif consomme moins de ressources à long terme.
- La modularité réduit les phases de démontage complet.
- Elle allonge la durée de vie du mobilier et des équipements.
En tant qu’installateur, Atis voit à quel point la modularité évite ces situations où du matériel encore fonctionnel est retiré et évacué… simplement parce qu’il n’a pas été prévu pour s’adapter.
Plus un laboratoire est modulable, moins il génère de déchets lors des évolutions, et plus il devient simple d’identifier ce qui peut être réemployé. Un matériel déplacé, réaffecté ou transmis devient une ressource — pas un déchet.
La modularité n’est pas une mode design, c’est une réponse directe aux besoins réels des laboratoires : évoluer sans tout remplacer.
Et si cette approche s’impose aujourd’hui chez des clients exigeants — des laboratoires R&D aux centres hospitaliers — c’est parce qu’elle permet d’atteindre trois objectifs essentiels : améliorer l’efficacité, réduire les coûts de réaménagement et imiter le gaspillage de matériel.
Un laboratoire évolutif, c’est un laboratoire plus durable.
